__Enquête du MIT : "innover c'est espérer", comment dynamiser l'économie par le développement de nouvelles technologies ? __

Crise, ralentissement, récession, c'est ainsi que se définit aujourd'hui l'économie américaine. Une récente enquête menée par le MIT s'interroge sur l'impact économique et les retombées sociales que pourraient engendrer le développement de nouvelles technologies. Bienfaits collectifs, développement économique, est ce vraiment ce que l'on peut espérer des technologies de demain ? Différents professeurs et chercheurs du MIT ont tenté de répondre à cette question

Pour la majorité d'entre eux, le développement puis l'intégration d'innovations technologiques constitue un espoir solide pour sortir l'Amérique de la crise . Dans le secteur de l'ingénierie biologique, pour le professeur Philipe Sharp, le principal défi est non seulement d'améliorer les conditions de vies mais aussi de protéger toutes les formes humaines. Pour cela il est nécessaire de continuer à investir dans le domaine des biotechnologies. La fusion entre ingénierie et biologie pourrait à terme favoriser l'émergence de nouvelles technologies qui impacteraient l'économie à travers l'élaboration de nouvelles générations de médicaments, d'une meilleure agriculture et de nouveaux matériaux.

Pour M William J. Mitchell "Professor of Architecture and Media Arts and Sciences", l'augmentation de la durée de vie par le développement de médecines préventives et de technologies favorisant la régénérescence tissulaire vont impacter de façon considérable l'économie mondiale. Cependant, à travers l'utilisation de cellule souches, des problématiques d'ordre éthique et légales se poseront et la mise en place d'un nouveau cadre réglementaire et de nouvelles stratégies d'investissement seront nécessaires. Pour lui ces progrès seront certes ralentis par la crise actuelle mais jamais stoppés.

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Minatec Crossroad 2008 : L'ami américain

Les meilleurs experts internationaux de la recherche et de l'industrie en micro et nanotechnologies se réunissent à Grenoble, du 23 au 27 juin 2008", claironne le communiqué du CEA-Minatec. Passons sur le triomphalisme de rigueur, et la faible estime dans laquelle "les meilleurs experts internationaux" tiennent généralement le CEA-Minatec. Reste que la Machine, miniaturisée, intégrée, "optimisée", happe toujours plus vite, toujours plus de lambeaux de nos vies, de nos corps et du monde, pour les broyer et recomposer en "aggloméré", plus commode à la manipulation de masse et en série. Ce que nous avons nommé "la police des populations à l'ère technologique". Mais peut-être faudrait-il parler d'"hyper-technologies", pour désigner ces combinaisons et "synergies", comme l'on a parlé de "technologies" pour désigner les applications techniques de la science.

Comme chaque année, le CEA-Grenoble reçoit du 23 au 27 juin le nano-gratin mondial au "Minatec Crossroad". Vedette de l'édition 2008 : l'américain Mihaïl Roco, "Senior Advisor Nanotechnology" à la National Science Foundation (NSF) et fondateur de la National Nanotechnology Initiative (NNI) – bref, l'un des nanocrates les plus influents du monde. Mihaïl Roco n'est pas seulement l'homme qui, en 1999, convainquit Bill Clinton et le Congrès américain de miser sur les nanotechnologies, après des années d'un lobbying obstiné - "Créer un choeur pour soutenir les nanotechnologies, de 1990 à mars 1999, fut une première étape importante", raconte-t-il. "La NNI fut préparée avec la même rigueur qu'un projet scientifique"

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