Infos du Monde ... d'un comité de déontologie d'internet ...
By des Electrons Libres en Transit on Tuesday, May 13 2008, 10:07 - FRANCE - Permalink
Source : Le Parti Pirate
L’an dernier, en février 2007, le 1er ministre français voulait créer la Commission nationale de déontologie, organe gouvernemental dont la mission était d’attribuer des labels à certains sites web choisis.
La Ligue ODEBI s’était inquiétée de ce classement qui serait fait entre certaines sources d’infos qui seraient jugées “bonnes”, les “sans labels” risquant de fait d’être perçues par les internautes comme des sources d’infos erronées ou suspectes. La création de cette Commission n’avait en outre fait l’objet d’aucune concertation entre le ministre et les acteurs du web. Finalement, vu les nombreuses réactions négatives des associations d’internautes, cette commission avait été reportée.
Aujourd’hui, cet organe moraliste revient sous la houlette de Luc Chatel, secrétaire d’État chargé de l’Industrie et de la consommation. Ce coup-ci le gouvernement essaie de nous refourguer la Commission de déonto. sous prétexte qu’il existe des spams sur les réseaux mobiles. Selon la logique de Luc Chatel, il faudrait donc flicker tout le web parce que des gens reçoivent des SMS non sollicités. Il « souhaite au plus vite mettre en place un “Comité de déontologie des services de communication au public en ligne” en lien avec le secrétariat d’État à la famille et le secrétariat d’État au développement de l’économie numérique. … Ce comité regroupera des représentants des pouvoirs publics, des éditeurs professionnels de services et des opérateurs et hébergeurs, afin de discuter des modalités techniques pour parer aux pratiques intrusives et renforcer la protection du consommateur. »
Ah ! Il veut donc mettre en place des mesures techniques ! Mais quelles seraient ces techniques ? Des logiciels antispam ? Des verroux directement dans les réseaux ? Un filtrage chez les opérateurs ? On peut craindre le pire, sachant la haine qu’entretiennent nos gouvernants actuels envers le web et la liberté d’expression.
Ici, au PPF, nous souhaitons un internet libre, non bridé, non filtré, non classifié par l’Etat. Nous refusons cette société bigbrother que les politiques veulent imposer et refusons un comité imposant ses normes morales.
Voir la réaction de ce Luc Chatel sur le portail du ministère de l'Économie, de l'industrie et de l'emploi