A l’échelle européenne le nouveau cadre institutionnel défini par le « Traité simplifié », l’effacement des politiques communes, au profit d’une coordination des politiques nationales, peut affaiblir considérablement la politique commune de l’eau. La nouvelle conjoncture créée par la prise en compte du réchauffement climatique est-elle de nature à accélérer la libéralisation des politiques de l’eau européennes ? La cohabitation public-privé est-elle équilibrée dans l’espace communautaire ? Quel rôle pour les entreprises et les administrations de l’eau ? Cette libéralisation est-elle de nature à répondre aux nouvelles demandes sociales émergentes, en lien avec la dégradation de la ressource, les pollutions, les problèmes sanitaires et le renchérissement des coûts, nouvelles demandes sociales qui vont très au-delà des modalités de « participation » et de « recouvrement des coûts » aujourd’hui mises en œuvre dans le contexte de la Directive-cadre européenne sur l’eau ? Les réponses qu’apportera l’Europe à ces interrogations en matière de gouvernance, de régulation, de tarification, de droit d’accès seront déterminantes pour l’avenir du service public de l’eau en Europe. ( Lire la Suite ...)